Pour un développement du transport en commun

Il est pointé, dans le document valant diagnostic, le rôle négatif joué par les transports routiers en matière de consom­mation d ‘énergies fossiles et d’émissions de gaz à effets de serre. En affinant un peu plus, on se rend compte que le véhicule particulier prend largement sa part dans ce constat négatif. D’où cette contribution dont l’objectif est de proposer des pistes permettant de réfléchir à la mise en place de différents modes de transport en commun diminuant ainsi très largement l’empreinte écologique de nos déplacements.
La loi sur les mobilités ne confère pas à GBCA une autorité première sur les transports qui sont du ressort de la région. Toutefois possibilité étant laissée qu’une collectivité se déclare Autorité Organisatrice de Mobilité et au vu de notre situation géographique et historique à la charnière de plusieurs territoires, une réflexion sur les transports ne peut se limiter à notre communauté d’agglomération et devra intégrer l’aire urbaine, partie de la Haute-Saône et l’intégralité du Territoire de Belfort (Et partie du Haut Rhin???).
Avant tout, il faut se souvenir que le territoire français a été façonné par des choix d’aménagement (résidence, individuelle et éloignée de la ville centre, grands centres commerciaux en périphérie, …) et des incitations à l’usage de la voiture particulière pendant des décennies. il sera donc particulièrement difficile de revenir en arrière maintenant. Les récentes crises sociales en attestent.
Voici donc ces quelques pistes (non exhaustives bien sûr) dont chacune mérite un développement.

  • Sans une réflexion s’appuyant sur la multimodalité et la complémentarité des modes de transport, il sera impossible d’arriver à une évolution des comportements.

  • Une consultation et une implication forte des usagers sont nécessaires pour faire émerger les besoins, par territoire et par mode de transport. De nombreuses réunions publiques, la mobilisation des associations représentatives d’usagers, la constitution de commissions de déplacement réunissant élus, usagers, techniciens permettront de définir les grandes orientations à mettre en place.

  • Réalisation d ‘un « schéma de transports doux » au niveau du département définissant la colonne vertébrale (le train et des grandes lignes de bus, rapides et performantes), les ramifications d’équilibre du territoire (bus), et les terminaisons fines (Vélos, transport à la demande, (éventuellement voiture particulière)). Définir ensuite les éventuels « Parkings relais » et « plate-formes multimodales » permettant de laisser sa voiture pour accéder à des centres urbains «zones de circulation apaisée » ou « zones de rencontre » par des moyens de transports doux : Navette électrique gratuite comme plusieurs villes en ont installé dans leur centre.

  • Nécessité de mise en place un cadencement (à l’heure, la demi-heure??) permettant des correspondances aisées sur les plate-formes multimodales, cadencement comparable à ce que nos voisins suisses pratiquent depuis de très nombreuses années.

  • Focus sur la ligne Épinal-Belfort : amélioration (électrification??), densification de la relation, prolongement jusqu’à Meroux-Belfort Montbéliard TGV ???

  • Suppression de la rupture de charge en gare de Meroux-Belfort Montbéliard TGV, accès des rames CFF en gare de Belfort Ville, correspondance automatique des TGV avec les trains venant de ou à destination de Belfort Ville, créations d’horaires permettant aux frontaliers d’aller travailler depuis Belfort à Delle, Boncourt, Parrentruy, Delémont par le train en étant soucieux du fait de ne pas dépasser 1 heure entre Belfort et Delémont pour être « compétitif » avec la voiture ;

  • Rénovation de la ligne qui dessert Giromagny, ligne destinée au frêt, mais, à ce jour non utilisée et dont l’état se dégrade rapidement. Envisageable pour une desserte voyageurs du Nord-Territoire en articulation avec Vesoul-Belfort ?

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Il y a déjà une réflexion transports au niveau du pôle métropolitain, une feuille de route a été établie à ce sujet - je ne sais pas si elle est publique mais elle devrait l’être. Un syndicat mixte existe également, donc tout est prêt pour qu’on avance vraiment - pas besoin, d’ailleurs, d’une AOM unique sur le territoire pour cela.
Nous pouvons d’ores et déjà :

  • passer à la logique “triple play” partout dans l’aire urbaine
  • et donc passer à un titre de paiement unique, avec le système du post paiement comme dans le réseau Optymo
  • proposer des améliorations là où il y a rupture de charge (secteur Chatenois-Nommay par exemple)
    Les discussions avec la région sont essentielles également pour renforcer le TER et ses différentes lignes !

Dans les villages éloignés où Optymo ne passe que matin, midi et soir, on pourrait imaginer une sorte de “minibus” conduit par un habitant de la commune qui emmènerait plusieurs habitants jusqu’à un point où le réseau est plus dense et ceci à des horaires adaptés aux travailleurs. Cela permettrait de réduire les voitures individuelles en circulation.