Pistes pour une agriculture locale et bio

La loi NOTRe (LOI n° 2015-991 du 7 août 2015 portant nouvelle organisation territoriale de la République) a conféré la compétence économie, dont fait partie l’agriculture, à la Région. Cependant , je suis convaincu qu’il est possible pour Grand Belfort de soutenir l’agriculture par des dispositifs d’incitation et d’aides, notamment à destination du maraîchage, plus particulièrement dans le domaine de l’agriculture biologique et de la production en circuit court de produits agricoles de qualité.

  1. Favoriser l’installation de petites exploitations maraîchères nourricières lors des mutations de
    propriétés,
  2. Garantir aux maraîchers exploitant de petites surfaces en bio et en circuit court des revenus grâce à
    une politique volontariste d’achats publics,
  3. Mettre en place des critères stricts dans les cahiers des charges définissant les marchés à destination
    des restaurants gérés par les collectivités territoriales,
  4. Développer les réseaux de distribution en circuit court et en aidant les exploitants qui le souhaitent à
    bénéficier de ces structures.
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L’accueil d’une structure type jardin de cocagne sur le grand Belfort permettrait d’allier les propositions faites ci-dessus au développement d’emplois solidaires sur le territoire.

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Il n’y a pas beaucoup de terres disponibles pour l’agriculture sur le territoire de l’agglo mais il faudrait garantir que celles qui le sont puissent être utilisées à cette fin !

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Je rejoins totalement les pistes évoquées dans cette discussion.

Je rajoute qu’il me semble essentiel que la collectivité soutienne une agriculture locale et Bio.
L’agriculture locale c’est déjà bien mais il faut absolument encourager l’installation ou la conversion au Bio sur le territoire.
La Bio, au delà du label, permet de réduire la pollution locale de l’air et de réduire fortement les émissions de gaz à effets de serre puisque l’utilisation des engrais de synthèse azotés est interdit en Bio.
L’impact principal de l’agriculture aujourd’hui en terme de gaz à effets de serre n’est pas du au transport mais à l’utilisation d’engrais de synthèse azotés.
Enfin, la production/consommation de viande est également à considérer pour améliorer significativement l’impact du à l’agriculture.

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D’un point de vue environnemental, la limitation de l’usage des engrais de synthèse permet à plus grande échelle de s’affranchir de questions majeurs globales telles que l’extraction minière et toutes les problématiques qui découlent de l’usage du phosphore (pénurie d’ici 2030, algues vertes…).

D’autre part le cahier des charges de la Bio impose un certains nombres de mesures vertueuses en terme de santé environnementale de la population :

  • interdiction des pesticides (perturbateurs endocriniens)
  • limitation des additifs (30 au lieu de 350 en conventionnel) : perturbateurs endocriniens et cancérigènes à des degrés variables

    Pour plus d’infos sur les perturbateurs endocriniens : conférence ce lundi 29/11 à Belfort sur le sujet : Redirecting...