Propositions pour un urbanisme plus écoresponsable

Dans le document « Diagnostics » il est pointé à la page 111 que Grand Belfort artificialise en moyenne 0,13% de sa surface tous les ans, ce qui est 2,6 fois supérieur à la moyenne française (0,05% de la surface artificialisée chaque année). Dans un temps sensiblement identique, la population a (très légèrement) diminué, passant de 103 057 habitants en 2008 à 103 016 habitants en 2018 (https://www.insee.fr/fr/statistiques/2011101?geo=EPCI-200069052#chiffre-cle-1).
Le souci est donc que cette consommation foncière ne se traduit pas par un accroissement de population proportionné, bien au contraire !!! et les conséquences en sont nombreuses :

  • Accroissement de la facture énergétique, tant au niveau des ménages que de la collectivité
  • Les corridors écologiques sont de plus en plus fragmentés, menzçant la biodiversité
  • L’agriculture est fragilisée…

Une prise de conscience doit émerger dans l’élaboration des projets de développement de la collectivité, et il est temps de mettre en oeuvre des projets économes en foncier et moins énergivores. Quelques pistes pour cela :

  • densifier les villes, bourgs et villages, en donnant la priorité à la réhabilitation des bâtiments vacants et des friches, en reconstruisant ou reconvertissant les bâtiments manifestement inadaptés à la taille des familles à loger et aux critères énergétiques actuels et en adaptant les projets immobiliers en optimisant le ratio d’occupation des sols…

  • privilégier un urbanisme dense mais qui respecte l’intimité des occupants par une bonne gestion des vis-à-vis, mutualiser des espaces ou des services communs (voiries, réseau de transport en commun, parkings, poubelles, potagers, vergers…) et privilégier des espaces publics généreux permettant de réduire la surface des parcelles privées…

  • pour chaque projet neuf créer une ambiance de village avec une identité propre : largeur de voirie, taille ( reprendre la notion de « village rue » en jouant sur le ratio d’occupation des sols, la hauteur des maisons pour créer un habitat peu énergivore) et disposition des bâtiments entre eux, …

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Je suis tout à fait d’accord !
Par ailleurs, le développement d’éco-quartiers et d’habitats collectifs répond également à cette proposition : Développement d’éco-hameaux, éco-quartiers et habitats participatifs sur le territoire

Il y a quelques années, un projet d’éco quartier a été abandonné au Mont “faute de demande”, apparemment…et donc les constructions, notamment de standing avec des grandes surfaces, augmentent. En effet l’habitat partagé devrait être nettement plus développé !

Les éco-quartiers ou autres habitats participatifs doivent prendre en considération tous les habitants et pas uniquement les habitants les plus aisés. Ces nouveaux modes de logements se doivent d’être inclusifs. Ceci permettra de toucher le plus grand nombre.

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“Lors d’opérations programmées d’amélioration de l’habitat (OPAH), ou d’autres projets sur l’habitat, il serait opportun de mentionner, dès passation des marchés de travaux, un volet sur la qualité de l’air intérieur, le confort hygrothermique et la ventilation, ainsi qu’un contrôle à la réception de ces travaux.”

[D’après l’ARS Bourgogne Franche Comté]